Jacob Obrecht, fils d'un trompettiste municipal gantois, etait un compositeur extrêmement novateur - surtout dans le domaine de l'harmonisation. Le compositeur urbain Dick van der Harst a aujourd'hui réarrangé sa musique pour en faire un nouveau spectacle. En tournée en février et en mars 2009.
Jacob Obrecht (1457-1505) était le fils d’un trompettiste municipal gantois. En tant que maître de chant et maître de chapelle il était actif à Bruges, Anvers, Paris, ainsi qu’à Ferrare en Italie où il trouva la mort. Il est une autorité réputée en matière de polyphonie flamande du moyen-âge tardif et de la renaissance précoce. C’était un homme était extrêmement novateur, surtout dans le domaine de l'harmonisation. Aujourd’hui, le compositeur de la ville de Gand, Dick van der Harst, a réarrangé sa musique pour en faire un nouveau spectacle . D’une part il s'est laissé inspirer par les caractéristiques musicales et textuelles des messes, des motets et des chansons d’Obrecht, d'autre part par la musique traditionnelle indonésienne caractérisée essentiellement par le gamelan. Le gamelan (qui est aussi bien un style de musique que le nom collectif des instruments) est considéré comme l’une des formes musicales les plus évoluées au monde. De grands gongs de bronze, des percussions, d’étranges gammes sonores, des textes archaïques et des compositions polyphoniques lui confèrent sa sonorité caractéristique. Le gamelan joue un rôle important dans la vie quotidienne de Java et de Bali : danse et théâtre, fêtes de naissance, mariages, enterrements et cérémonies de toutes sortes y souvent accompagnés du gamelan. Le résultat de cette double source d'inspiration est un concert ce référant aux rituels anciens (messes et doctrines idéologiques javanaises) accompagné de musique qui apporte un cachet nouveau au caractéristiques typiques de sa source d'inspiration. Trois chanteuses, des luths, la vielle et la viole de gambe contribuent a la sonorité typique de la renaissance qui se mêle aux gongs de bronze, aux xylophones aux percussions. Van der Harst utilise les sons du gamelan pour donner une nouvelle interprétation au procédé connu du cantus firmus (l'harmonisation forcée des mélodies existantes) d’Obrecht. Il se réfère aussi à l’"alta cappella", caractéristique pour les messes médiévales : y contribuent de vigoureux instruments à vent tels la clarinette, le sax, la clarinette de basse ainsi que la tible et la tenora souvent utilisées Van der Harst. Le Public prend part à un rituel musical désinvolte des plus intrigants. Johan Van Acker (Muziekcentrum De Bijloke) et Tobias Kokkelmans (à la demande du Festival international des Flandres Gent) ont eu une conversation avec Dick van der Harst. Lisez le compte rendu de Johan Van Acker et de Tobias Kokkelmans. Commandez le nouveau CD! |