Hautes Herbes Suggérer par mail
Inne Goris, Dominique Pauwels & Kurt d’Haeseleer


Nous avons bouleversé la terre d’une manière si violente que nous avons réveillé la férocité des enfants.
(A. Baricco, Sans sang)

Le Festival Temps d'Images / La Ferme du Buisson, Paris le 20 et le 21 octobre

 

 











Le silence règne.
Aucun bruit, à l’exception du vent.
Ils sont venus de nulle part.
Un tambourinage sourd et percent alors des cris stridents.
Une femme tombe.
Sa robe se colore en rouge.
Un homme tente de fuir.
Il est dépecé.
Un jeune garçon donne un coup de pied dans un cadavre.
Il hurle.
Qu’il doit se lever.
Tu te tiens tranquille.
Tu ne bouges pas.
Un pistolet est pointé sur ta tête.
Une voix siffle : ici on ne pleure pas.
Et le silence se fait à nouveau.
Cette nuit est-elle la dernière ?
Ou y aura-t-il d’autres matins ?


Quid si votre vie était balayée d’un coup ? Une machine à tuer peut-elle être un enfant ? Dans l’installation vidéo théâtrale Hautes Herbes, Inne Goris s’inspire des questions, des rêves et des images des enfants soldats. Des enfants jouent à côté d’hommes pendus. Quel est le rapport entre nous et leurs histoires ?

Avec l’artiste visuel Kurt D’Haeseleer et le compositeur Dominique Pauwels, Goris examine les effets qu’une situation extrême peut avoir sur les gens. Que feriez-vous si vous aviez un couteau sous la gorge ? Le mythe de l’enfant innocent est détruit. La frontière entre l’auteur et la victime, le tueur et l'enfant, semble étonnamment mince. Hautes Herbes est une confrontation des côtés les plus obscurs de vous-même.


Regardez le vidéo


Pour Hautes Herbes, Inne Goris (…) a pris comme point de départ le thème des enfants soldats, mais elle l'a élargi pour remettre en question l'innocence prétendument “naturelle” des enfants.Hautes Herbes est un voyage théâtral intense et impressionnant. De Morgen, 15.05.2012
 
Les images, la musique du chœur d'enfants et, surtout, le texte de Verhelst parviennent à donner une interprétation des sentiments avec lesquels se débat un enfant soldat : “La gentillesse, c'est de la faiblesse. Si tu souris, tu es perdu. Si tu ne souris pas, aussi parfois.” Cobra, 13.05.2012